La coopérative Arghand fut fondée en mai 2005 par Sarah Chayes, ex-journaliste de la National Public Radio, qui, en 2002, décidait de rester en Afghanistan pour participer à la reconstruction de ce pays dévasté par la guerre. Avec une poignée de braves et loyaux Kandaharis, Sarah pensa alors à explorer des façons de revaloriser les célèbres récoltes de fruits qui ont longtemps fait la fierté de la région. Étant donné l’explosion de la demande internationale en produits naturels pour les soins de la peau et l’abondance des matières premières dans les vergers du sud de l’Afghanistan – amandes, abricots, grenades, précieux boutons de Rosa damascena – les membres d’Arghand décidèrent de tailler une place pour l’Afghanistan dans ce marché prometteur.

Pour les membres de la coopérative, le chemin pour y parvenir fut toute une aventure : ils distillèrent les fleurs et les feuilles des plantes sauvages cueillies dans les collines rocheuses surplombant Kandahar. Ils y découvrirent une abondance de racines indigènes comme celles de la réglisse et de la garance dont ils peuvent maintenant développer la culture. Au fil de leur exploration, ils découvrirent des vertus encore inconnues aux produits de la grenade (voir « Matières brutes » et « Procédés »). Il en résulte aujourd'hui une gamme de savons et d’huiles uniques, à l’esthétique et aux propriétés nutritives sans égales (voir « Produits »).

Arghand est une coopérative, dûment autorisée auprès du ministère afghan de l’Agriculture. En tant que telle, la coopérative, ses biens, ses risques et ses revenus sont la propriété collective des membres qui participent à ses activités. La planification et la prise de décision se font par consensus, après consultation de tous les membres. Les responsables sont élus à l’Assemblée générale annuelle.

Arghand a pour objectif à long terme de contribuer à sortir le sud de l’Afghanistan de sa dépendance à la culture du pavot pour la production d’opium. Ce fléau dénature l’économie régionale, criminalise sa politique et tient sa population à la merci des bandes armées et des soi-disant insurgés. Selon les membres d’Arghand, ce n’est qu’en développant le marché de l’agriculture licite que la population rurale pourra se libérer de l’emprise de l’opium. Arghand travaille donc directement avec les agriculteurs locaux, qui l’approvisionnent en matières brutes et qu’elle compte un jour inclure parmi ses membres. L’idée est de leur offrir un meilleur prix pour leurs produits, en éliminant les intermédiaires, et de les aider à résoudre leurs problèmes chroniques d’infrastructures, en ramassant leurs produits directement à la ferme pour leur éviter d’avoir à se rendre au marché. En 2005 et 2006, cet objectif était hors d’atteinte car la situation sécuritaire s’était dégradée au point où les villageois évitaient d’entretenir des rapports avec ceux qui sont associés au présent gouvernement, par crainte de subir les représailles des « insurgés » (voir « Vu du terrain », 31 octobre 2005). Arghand espère également promouvoir de nouvelles techniques agricoles – biologiques si possible et respectueuses des ressources – ainsi que transmettre le savoir et apporter des équipements aux fermiers participants.

La coopérative Arghand compte des femmes et des hommes parmi ses membres et s’engage à fournir aux femmes des emplois décents et équitablement rémunérés, ainsi qu’une part égale dans le processus décisionnel. Dans les pages qui suivent, vous n'apercevrez que peu de photos des femmes d’Arghand, et c’est à leur demande expresse. À chaque semaine, des gens sont assassinés à Kandahar parce qu’ils ont participé à l'actuel projet de reconstruction du pays, et les femmes subissent une pression toute particulière.

Nurallah (en bleu) et Abd al-Ahad (en gris) soulevant des amandes.


Les responsables d’Arghand sont :

Pashtoon Atif, trésorier. (UNDP)
Sarah Chayes, secrétaire (ex-reporteur, National Public Radio)
Sarwar Amani, député (reporteur/producteur, Afghan Independent Radio)
Shafiullah Afghan, directeur (conseiller politique de la délégation diplomatique canadienne à Kandahar)
Sultana Parvanta, superviseur (conseiller spécial, ministre afghan du commerce)

Autres membres :

Abd al-Ahad, Ali Shah, Ayisa, Bacha, Dil Jan, Fayzullah, Mahmuda, Ma Jan, Nurallah, Sadiqa, Zarghona.

Arghand, qui est au stade de démarrage et de développement, dépend de la générosité de ses donateurs pour sa survie et son équipement. À ce jour, la coopérative a reçu, sous forme monétaire ou matérielle, une aide généreuse des bienfaiteurs suivants :

Agence américaine de développement international (USAID)
Agence canadienne de développement international (ACDI)
Beyond Our Borders Fund, Denver Colorado
Branson School Arghand Project, Ross California
Bailey Joyce
Cloverleaf Foundation(The), Toronto Canada
Comeau Anne-Marie, La Tuque, (Québec)
Donnell Initiative Fund(The), Denver Colorado
Doucet Alexie, Montreal, Canada
Dr. Bronner's Magic Soap
International Center for Agricultural Research in the Dry Areas (The) (ICARDA)
Aleppo, Syria/Kabul, Afghanistan
Jameson Betty, Austin Texas
Jensen Kathleen and her Wonderwomen, Lafayette, California
King Mary
Kohler Print Group St. Louis, MO
Mercy Corps, Portland OR
Nassery Homira, Washington DC.
Oprah Winfrey Foundation, Chicago IL
(The)
Paquin Louise-Odile, Montreal, Canada
Parmlee Cathy and Rip
Rains Jana, Lareda California
Small Planet Fund (The), New York, New York
TAP Collaborative (The), Wellesley Massachusetts
Trust In Education, Lafayette California
V-Day, New York, New York
Wellesley High School Afghanistan Project, Wellesley Massachusetts
Women’s Foundation of Colorado (The), Denver Colorado


Arghand Trust inc., une corporation du Massachusetts, a obtenu son statut d’organisme de bienfaisance le 12 février 2007. Nous sommes officiellement reconnus comme une organisation caritative régie par le paragraphe 501(c)(3) du code fiscal des Etats-Unis. Ainsi, les dons versés depuis notre date d’incorporation, soit le 17 mai 2006, sont rétroactivement exemptés d’impôt.

* Avis aux donateurs internationaux :
Arghand Trust accepte les dons en provenance de tous les pays, mais comme nous sommes une organisation régie par le code fiscal des Etats-Unis, il se peut que les donateurs non américains ne puissent se prévaloir de l’exemption fiscale dans leur propre pays. Nous vous encourageons donc à consulter votre comptable afin de déterminer si ces exemptions sont applicables en regard du code fiscal de votre pays.


* Avis aux donateurs canadiens :
En général, pour les contribuables canadiens, seuls les dons versés aux organismes caritatifs enregistrés au Canada sont déductibles d’impôt. Les dons versés à Arghand Trust, aux Etats-Unis, ne sont donc pas déductibles pour le contribuable canadien, à moins que ce dernier ait inscrit des revenus d’emploi de source américaine, dans sa déclaration d’impôt canadienne. Pour plus d’information, veuillez consulter le site de l’Agence du revenu du Canada à :

http://www.cra-arc.gc.ca/F/pub/tg/p113/p113-06f.pdf